Genève a-t-elle toujours eu les armoiries qu'elle a actuellement ?

Réponse

Bonjour,

Nous vous remercions d'avoir fait appel au service Interroge, voici le résultat de nos recherches :

Le document Armorial genevois : essai historique sur les armoiries, les sceaux, les milices et les sociétés militaires, les uniformes et les bannières, les médailles et les monnaies de Genève, depuis l'époque la plus ancienne jusqu'à nos jours de Jean-Daniel Blavignac apporte des éléments qui devraient répondre à votre question.

Page 37, vous trouverez la plus ancienne représentation connue des armoiries de Genève (planche VIII) accompagnée de l’information suivante à la page 36 :  « Le plus ancien monument connu sur lequel on trouve la Clef et l'Aigle est le parchemin de l'année 1449, que nous avons cité à l'occasion de l'Aigle impériale. Plusieurs monuments de cette époque concourent à prouver que la Clef et l'Aigle était alors une chose toute nouvelle. »

Blavignac écrit également que « L'origine de la Clef et l'Aigle, comme armoiries de Genève, est enveloppée de ténèbres. Suivant De la Corbière, ce serait au pape Martin qu'il faudrait en attribuer la concession, qui aurait eu lieu en 1418. Suivant d'autres auteurs, elle serait bien plus ancienne. »

Au chapitre III - De la croix, armoiries primitives de la communauté genevoise - Blavignac traite des armes qui auraient précédé les armoiries composées de l'aigle et la clé :

« Dès le treizième siècle, on voit la Commune de Genève se constituer : un acte, daté de 1291, montre que les citoyens, réunis en corps municipal, avaient formé une communauté qu’ils cherchaient à rendre indépendante de l'autorité du Prince-Évêque. Le même acte prouve que cette communauté avait des insignes et un sceau dont l'évêque ordonna la destruction.

Que représentait ce sceau ? quels étaient les insignes primitifs de la Communauté genevoise ? C'est ce qu'il est difficile de déterminer d'une manière certaine, car les actes émanant de ce corps furent, pendant de longues années, et sans doute par suite de l'opposition épiscopale, privés de celle marque de souveraineté.

De nombreux indices, que nous exposerons dans les lignes suivantes, nous portent à croire, sans toutefois que nous puissions affirmer ce fait d'une manière positive, que la première armoirie municipale fut la Croix de Saint-Maurice, d'azur en champ d'argent [pl. V, fig. 14]. »

Toutefois, cette hypothèse est remise en cause par Waldemar Deonna dans son ouvrage Les arts à Genève : des origines à la fin du XVIIIe siècle dans lequel il écrit ceci :

« Selon Blavignac, la croix qui paraît sur divers monuments aurait constitué les armoiries primitives de Genève. C’est une erreur ; la communauté n’en a pas eues antérieurement à celles qui, légèrement modifiées, sont encore aujourd’hui les siennes, pour l’Etat comme pour la Ville. »

Nous espérons que ces éléments vous aideront dans votre recherche. N'hésitez pas à nous recontacter pour tout complément d'information ou toute autre question.

Cordialement,

www.interroge.ch

Service de référence en ligne des bibliothèques de la Ville de Genève

  • Dernière mise à jour 12/09/2023
  • Vues 5
  • Répondu par Isabel Guerdat

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